Published 05.28.26

Comment les responsables de la sécurité peuvent réduire les risques de stress thermique

Apprenez à identifier les signes d’épuisement par la chaleur et à intervenir rapidement pour éviter une urgence médicale sur le lieu de travail.
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Principaux points à retenir

  • Sur un chantier, le stress thermique est une variable constante qui requiert une planification et une implémentation systématique, pas une réaction.
  • Le risque est plus élevé lorsque les travailleurs ne sont pas acclimatés à la chaleur.
  • L’hydratation, le repos et les EPI perméables à l’air favorisent la sécurité et la concentration.
  • Une sensibilisation précoce et des vérifications régulières contribuent à prévenir l’aggravation des petits problèmes.
  • Des protocoles de sécurité thermique clairs réduisent les doutes au sein des équipes et chez les superviseurs.

Imaginez. C’est une journée de travail très chaude, la première depuis longtemps. Le chantier est en pleine activité, mais le rythme de travail est significativement ralenti. Dès le milieu de la matinée, plusieurs travailleurs mentionnent avoir soif. Certains ajustent leur EPI pour une meilleure circulation de l’air. Deux d’entre eux demandent s’ils peuvent prendre leur pause plus tôt que prévu.

Or, les travaux doivent avancer. Les dates d’échéance sont importantes. Mais vous savez que la chaleur affecte le travail des employés : manque de concentration, perte d’énergie et prise de décision altérée. Vous devez intervenir.

Selon le CCHST, les victimes d’un coup de chaleur sont incapables d’en reconnaître les symptômes lorsqu’ils surviennent. Par conséquent, la survie de ces personnes dépend de la capacité de leurs collègues à reconnaître ces symptômes et à obtenir des secours médicaux.

Pour vous, la priorité est claire. Assurer la sécurité de votre équipe signifie reconnaître les signes avant-coureurs du stress thermique et mettre en place des contrôles adéquats pour lui permettre de poursuivre son travail sans dépasser ses limites.

Les équipes devraient-elles suivre une formation pour reconnaître les symptômes de l’épuisement par la chaleur?

Oui. Les responsables de la sécurité devraient être conscients des signes avant-coureurs de l’épuisement par la chaleur, mais pour instaurer une culture d’entreprise véritablement axée sur la sécurité sur votre lieu de travail, veillez à ce que toute votre équipe sache les reconnaître.

En fait, le CCHST recommande de créer un « système de binôme » pour encourager chaque travailleur à garder un œil sur son coéquipier pendant les journées de travail très chaudes.

Combien d’eau les travailleurs devraient-ils boire par forte chaleur?

Ils devraient boire des petites quantités d’eau à intervalles réguliers, généralement toutes les 15 à 20 minutes, plutôt que d’attendre de ressentir la soif. L’ hydratation fréquente contribue à réguler la température du corps, maintenir la concentration et réduire la fatigue pendant un travail physiquement exigeant.

N’oubliez pas que la facilité d’accès est importante. Lorsque l’eau est à portée de main et que l’hydratation est incorporée dans le flux de travail, s’hydrater devient une routine même pendant les journées les plus occupées.

Pourquoi les pauses sont-elles importantes pendant les journées de travail de forte chaleur?

Les pauses périodiques donnent le temps au corps de refroidir avant que la contrainte thermique augmente. Les zones ombragées ou climatisées aident à réduire la température corporelle et le stress physique causé par une exposition prolongée.

Ces pauses sont aussi l’occasion idéale de vérifier le niveau de stress thermique sur le corps. Elles permettent aux travailleurs et à leurs superviseurs d’observer chez les autres tout changement dans leur rythme de travail, leur posture ou leur niveau d’attention, qui pourrait autrement rester inaperçu.

Comment votre équipe devrait-elle s’acclimater à la chaleur?

Il est plus facile pour les travailleurs de s’acclimater lorsque l’exposition à la chaleur augmente progressivement sur plusieurs jours. Les responsables de la sécurité devraient envisager de leur confier des charges de travail allégées ou des périodes de repos supplémentaires pour leur permettre de s’habituer.

Les chefs des opérations devraient aussi prendre l’initiative d’aider les travailleurs à s’acclimater. De même, les horaires, la supervision et des attentes réalistes jouent un rôle. Lorsque l’acclimatation est planifiée, plutôt que présumée, votre équipe est mieux préparée à travailler en toute sécurité dans des conditions exigeantes.

Quel type d’EPI est-il préférable par forte chaleur?

Les vêtements de travail protecteurs, à la fois légers, respirants et hydrofuges contribuent à réduire l’accumulation de la chaleur et l’inconfort. Les vêtements épais ou non aérés peuvent augmenter la contrainte thermique, si bien que les travailleurs ont plus de mal à rester concentrés et à porter correctement les EPI obligatoires.

Lorsque les vêtements sont confortables, les travailleurs sont plus enclins à les porter jusqu’à la fin de leur quart. Le respect constant de cette exigence est important, surtout lorsque les conditions de travail incitent à la contourner.

Comment les superviseurs peuvent-ils détecter les premiers symptômes de stress thermique?

Les premiers signes de stress thermique peuvent être subtils et comprennent la nausée ou l’irritabilité, les étourdissements, les crampes ou faiblesses musculaires, les malaises, les maux de tête, la fatigue, la soif, la transpiration abondante et la température élevée du corps. Former les membres de l’équipe et leur superviseur à remarquer ces changements permet d’intervenir plus vite et plus facilement.

Les vérifications périodiques peuvent encourager les travailleurs à faire une pause pour se rafraîchir et s’hydrater. Lorsque les attentes sont claires, traiter le stress thermique devient une simple mesure de contrôle de la sécurité plutôt qu’une interruption dans le flux de travail.

En quoi une forte culture axée sur la sécurité réduit-elle les risques de stress thermique?

Une forte culture axée sur la sécurité met l’accent sur le fait que les membres de l’équipe doivent s’entraider, et elle fournit des directives claires concernant l’hydratation, les cycles de repos et les protocoles d’intervention. Lorsque les attentes et les mesures à prendre sont comprises, l’équipe sait exactement ce qu’elle a à faire.

L’exposition à la chaleur n’exige pas une attention constante, mais des précautions cohérentes. Intégrer la sécurité thermique comme un élément standard des opérations permet de contrôler la situation et de rester concentré sur ce qui compte vraiment : protéger votre équipe tout en veillant à ce que le travail soit accompli.

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Foire aux questions

À quelle fréquence les travailleurs devraient-ils prendre une pause par forte chaleur?

La fréquence des pauses dépend de la charge de travail et des conditions environnementales, mais des pauses régulières sont essentielles. De nombreuses équipes incorporent des périodes de repos dans leur journée de travail et ajustent leur fréquence en fonction de la chaleur ou de l’épuisement.

Quelle est la différence entre la déshydratation et le stress thermique?

La déshydratation désigne des niveaux de liquide insuffisants dans le corps. Le stress thermique survient quand le corps a du mal à réguler sa température, et il peut être influencé par la déshydratation, la charge de travail et la chaleur environnementale.

Pourquoi les travailleurs retirent-ils leur EPI dans des environnements très chauds?

L’inconfort. Lorsque les vêtements de travail piègent la chaleur ou entravent la circulation de l’air, les travailleurs sont plus enclins à retirer des couches de vêtements, se mettant ainsi en danger. Les superviseurs de la sécurité doivent adapter les options d’EPI en fonction de la chaleur pour être sûrs que les travailleurs les portent – et les portent correctement.

Qui est le plus exposé au risque de stress thermique?

Les travailleurs qui sont pour la première fois exposés à la chaleur ou n’y sont pas acclimatés sont les plus susceptibles d’en souffrir, quelle que soit leur expérience. La supervision de tous les membres de l’équipe contribue à une intervention précoce en cas de besoin.

Comment les responsables de la sécurité peuvent-ils préparer les équipes à travailler par forte chaleur?

La préparation consiste, entre autres, à planifier l’accès à des sources d’hydratation, établir des attentes claires en termes de pause, adapter les sélections d’EPI aux conditions et renforcer la sensibilisation par le biais de vérifications régulières.